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En 1998 apparition du J.E.U.
JARDIN D’ECHANGE UNIVERSEL

mercredi 25 février 2004


En 1940, Louis Even, directeur du Journal Vers Demain, écrit "L’île des Naufragés". Dans cette fable les naufragés notent leurs échanges sur un tableau noir, ils réinventent la monnaie comptable et l’île devient prospère. Dans ce texte, Louis Even présente la monnaie comme un simple système de notation (et donc de mesure) de la valeur des biens et services échangés.

En janvier l995, avec l’aide de Jean Rocheron, Daniel Fargeas introduit la feuille de richesse partagée (feuille de compte personnelle) dans le S.E.L. (Système d’Echange Local), le SEL 66. Cette feuille est bientôt adoptée par de nombreux SEL, elle est le prolongement de l’idée contenue dans l’ Ile des Naufragés : nos comptes autogérés peuvent assurer notre prospérité.

En août 97, à la rencontre nationale des SEL, Daniel Fargeas présente une version améliorée de la feuille de richesse avec une colonne de plus pour noter le solde du partenaire. Le but est de se passer définitivement de la comptabilité centrale. En se référant à la case solde du partenaire sur la feuille de notre dernier ou plus important partenaire, nous pouvons retrouver mention de notre solde et pallier au risque de perte de notre document (nous faisons comme les fourmis qui a chaque rencontre frottent leurs antennes et échangent quelques informations).

En automne 97, un ami passe à Vingrau chez Daniel Fargeas. Tout en ramassant des amandes ils ont le temps de commenter cette nouvelle feuille de compte. Quelques jours plus tard, cet ami envoie un prototype de carnet, format "livret d’épargne" qui donne une forme plus ludique à la nouvelle feuille de compte.

En janvier 98, Daniel Fargeas envoie à tous les SEL de France une proposition pour une comptabilité décentralisée avec des unités à valeur universelle. Le texte est accompagné par une feuille de compte personnelle. La correctrice de ce courrier (Maé) a l’idée de titrer ce texte : Jardin d’Echange Universel. Elle trouve ce sigle JEU en travaillant sur son dictionnaire... Que toutes ces personnes soient ici remerciées.

En résumé, dans le JEU, chacun tient ses comptes personnellement sur un simple carnet. Un centre comptable n’est plus nécessaire (il fait double emploi avec la feuille de compte). L’individu affirme ainsi sa souveraineté sur sa création de richesse et la création des unités de mesure correspondantes.

En supprimant le centre (comptable) on supprime également les frontières, le JEU devient universel (tout en gardant pour priorité le développement personnel et local). Il n’y a plus d’association, ni d’inscription ni de cotisation. Du même coup... l’exercice de l’échange devient libre, gratuit et inconditionnel. Il semble important à Daniel Fargeas de revendiquer un libre droit d’accès à l’échange. On ne vend pas à un homme, ce qui lui appartient déjà, ce dont il est constitué, ce qui lui permet d’exister. En effet, l’accord, l’échange naît avec l’homme, avec ses aptitudes les plus intimes. Cet accord est fait de la communication et de la créativité des deux partenaires (et des attentes, espoirs, postulats ou pensées positives associés à cet accord). On n’adhère pas à une association pour respirer ou pour aimer. En renonçant à affirmer sa souveraineté et à ce droit à établir des accords en toute liberté, l’homme renonce à respirer au niveau social et se retrouve esclave étranglé par la misère. Les chiffres, les unités de valeur ne servent qu’à préciser, mesurer, habiller cet accord pour qu’il soit fiable et présentable. Les autres partenaires en reconnaissant cet accord lui donnent une civilité. Daniel Fargeas considère donc que le libre exercice d’un accord chiffré est un droit de l’homme. C’est notre héritage. Il n’est pas nécessaire d’en référer à un centre de contrôle, la présomption de bonne foi paraît suffisante. Pourquoi tout de suite penser à une fraude possible (de la part de l’autre, bien évidemment) ?

En résumé, une fois l’accord établi par deux partenaires, il suffit qu’un troisième soit aussi d’accord pour échanger. Ce troisième partenaire fera naître la monnaie dans sa dimension sociale. La monnaie naît et devient universelle par tous ces accords successifs.


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